jeudi 30 août 2007

Réserve Faunique La Vérendrye, Circuit 35 : Le Carrière

Ce circuit en boucle de 60km, recommandé dans le sens horaire, est très diversifié avec une petite touche sauvage à plusieurs endroits. Les paysages sont tout simplement à couper le souffle mais attendez vous à dépenser des calories! C’est un circuit magnifique que j’ai eu le plaisir de parcourir en août 2007.

Pour visionner mon vidéo de ce circuit, cliquer ici.

Il y a plusieurs points d’accès avec stationnement dont celui du lac Nichcotéa. Ce lac est relativement grand et parsemé de petites îles très charmantes. Vous trouverez un site de camping à cinq emplacements sur une île qui en vaut le détour mais qui est assez populaire puisqu’elle est au point central de plusieurs circuits. Vous devez donc vous attendre à partager ce site avec d’autres canot-campeurs.

En pagayant vers le lac Desty, le paysage devient un peu plus sauvage. Il y a une très belle plage avec un site de camping de quatre emplacements (voir photo 1) ainsi qu’un site à deux emplacements sur une pointe rocheuse, un peu plus loin sur ce lac (voir photo 2).

(photo 1)


(photo 2)

Les lacs D’Arcy et Giroux sont vraiment superbes et on trouve sur ce dernier un site de camping de trois emplacements sur une petite île. Le paysage est également de toute beauté dans la Baie Nord-Ouest (voir photo 3). Plus loin, se trouve un portage de 300m, sans grande difficulté car il s'effectue par une route. Cependant, je dois dire que le début et la fin du portage sont en pente, ce qui demande beaucoup plus d’effort (voir photo 4). À la fin de ce portage se trouve un site de camping à deux emplacements à l’entrée du lac Strobile mais je vous recommande de vous rendre au site de trois emplacements qui est environ 1km plus loin sur ce même lac car il est beaucoup plus invitant (voir photo 5). De plus, je vous conseille de dormir à cet endroit avant de faire le ruisseau Carrière car celui-ci nous a pris en tout environ 6h30 pour le traverser, du lac Strobile jusqu’à l’embouchure du lac Carrière et ce, sans aucune pause (il pleuvait des cordes !).



(photo 3)



(photo 4)


(photo 5)

Le ruisseau Carrière (voir photo 6) est magnifique, quoiqu'un peu difficile, mais l'effort en vaut la chandelle. Il abonde de troncs d’arbres, de barrages de castor et de roches. Tout dépend du niveau de l’eau mais dans mon cas, la majorité de la portion entre les lacs Strobile et du Stimulus a due être traversée à gué. Le premier obstacle important est un tronc d’arbre qui bloque le chemin mais il y a un portage à droite et vous pouvez facilement le contourner. D’ailleurs, à plusieurs endroits tout au long de ruisseau, il est possible de marcher dans les herbes ou sur le sable plutôt que directement dans l’eau. Un peu plus loin que le premier barrage de castor, il y a un pont ainsi qu’un portage (qui n’est pas indiqué sur la carte). Si vous décidez de continuer sur la rivière et de passer en dessous du pont, je vous recommande d’aller porter votre équipement de l’autre côté du portage avant de vous engager avec le canot car il a beaucoup de roches faisant obstacle et en marchant vous allez constater que celles-ci son extrêmement glissantes. J’ai remarqué qu’il y a plus de barrages de castor que ce qui est indiqué sur la carte du circuit. Les trois portages (30m, 30m puis 200m) se traversent très bien mais attendez vous à marcher dans la vase à certains endroits.

Le site de camping du lac du Stimulus semble très bien et selon-moi, il doit s'agir d’un endroit rêvé pour voir des animaux sauvages car il est situé sur un petit lac rond au milieu des marécages, à mi-chemin du ruisseau. La dernière portion qui va jusqu’au lac Carrière ne comprend aucun obstacle mais il peut parfois être difficile de savoir si on choisit le bon embranchement ; le truc est de suivre la direction des algues.

(photo 6)

À l'embouchure du lac Carrière on aperçoit au loin de magnifiques petites îles; une d'elles offre un très beau site à trois emplacements. Mais le site qui est sans doute le plus populaire se trouve un peu plus loin sur ce même lac; il y a cinq emplacements et est situé sur une magnifique plage. Si le temps est propice à la baignade, vous ne serez pas déçus par ce lac pourvue de plages. Il est tout à fait splendide (voir photo 7)

(photo 7)

Au bout du lac Carrière il y a un portage de 86m, en pente au début et à la fin, mais qui se traverse très bien et qui permet de se rendre au magnifique ruisseau qui mène au lac Camitogama (voir photo 8). Il y a deux sites de camping ; le premier à deux emplacements et le second à quatre emplacements. Si vous désirez observer les étoiles, le deuxième site est un endroit par excellence (voir photo 9). Environ 1km plus loin, il y a une embouchure menant à un portage de 396m. Le lac se transforme en ruisseau rocheux et très étroit et peut devoir être continué à gué pratiquement jusqu’au portage étant donné qu'on est à contre courant. Le portage se traverse très bien mais encore une fois, attendez-vous à devoir marcher dans la vase de l'autre côté.

(photo 8)

(photo 9)

Après ce portage, se trouve la première section du majestueux lac Canimina. On y découvre deux sites de camping à un emplacement ainsi que deux sites sur la même île un peu plus loin, à cinq et deux emplacements. Le site de camping à cinq emplacements, accessible des deux côtés de l'île, est tout simplement magnifique.

Pour terminer, il y a deux portages qui entrecoupent de sauvages petits lacs : le premier est de 600m et le second de 230m. Pour ces portages on doit s'attendre à marcher dans la vase et la boue au début et à la fin.

Pour conclure, je dirais que ce circuit vaut vraiment la peine d’être vu car les paysages sont tout à fait éblouissants. Sans doute le plus beau circuit que j’ai fait jusqu’à maintenant. Par contre, je ne le recommande pas pour les débutants mais plutôt pour les canot-campeurs endurcis qui ont de l’expérience et qui n’ont pas peur de marcher dans l’eau ou la vase parfois malodorante. Ma seule désolation est qu’à certains endroits, on peut voir de façon évidente qu’il y a eu de la coupe à blanc car on voit au travers des arbres bordant les lacs et les portages (voir photo 10), mais pour le reste tout est parfait. Très recommandé.

(photo 10)

Une portion du circuit 35 fait également partie des circuits 37 Canawamamini et 30 La roulette .

Si vous avez des questions relatives à ce circuit, n'hésitez pas à m'écrire!

Pour lire la description officielle de "Canot-camping La Vérendrye", cliquer ici.

Si vous désirez connaître la liste des circuits que j'ai parcourus, je vous invite à visionner mon profil.

mercredi 29 août 2007

Quelques notions de base

Le canot-camping (ou canoe camping) est une activité de plein air qui gagne beaucoup en popularité depuis quelques années. Si vous êtes tentés par l'expérience, voici quelques conseils qui vous permettront de passer un agréable séjour dans les magnifiques Parcs et Réserves fauniques du Québec.

Si vous désirez essayer le canot-camping pour la première fois, sachez qu'un grand nombre de centres de villégiature louent des canots à la journée ou à la semaine, il n’est donc pas nécessaire d’en acheter un. Les coûts de location sont d’environ 35$ pour la journée.

Comme équipement, vous aurez besoin d'un bon sac de couchage; je vous conseil de bien le choisir. Si vous ne prévoyez pas faire de camping l’hiver, il est inutile de vous procurez un sac qui peut supporter des froids allant jusqu’à -40°C. Vous risquez alors d’avoir chaud en été (pour lire mon article concernant les sacs de couchage cliquer ici). Vous aurez besoin d’une petite tente, la plus légère possible et je vous conseille de la monter au moins une fois avant de partir. La toute première fois pour vous assurer que vous savez comment bien la monter (c’est moins évident le soir en pleine nature) et les fois suivantes pour vous assurer qu’il ne manque pas de pièces (double-toit, piquets…). Prévoyez suffisamment de nourriture, des ustensiles (casserole, assiette...) et des vêtements de rechange.

Le canot-camping ne requiert généralement pas une forme à tout casser puisqu’on peut pagayer à son propre rythme. Par contre, on doit tout de même savoir pagayer et connaître quelques techniques de base et bien sûr, savoir nager ! Je vous conseille également de faire le décompte des portages que vous aurez à traverser lors de votre parcourt ; certains trajets comptent près de 10km de portage (pour lire mon article "Les incontournables portages" cliquer ici).

Si vous désirez profiter pleinement de ces moments de loisir, suivez bien ces quelques conseils :
- L’idéal serait de placer TOUT le matériel dans des sacs de plastique (par exemple des sacs poubelle) bien noués. Pour la nourriture, je vous conseille des sacs étanches que vous pouvez vous procurer dans les magasins d’articles de sport.
- Pour une bonne stabilité, on doit installer le matériel lourd au centre du canot et ce qui est léger peut se retrouver à l'avant et à l'arrière.
- Utilisez des mousquetons ou des cordelettes pour fixer tout le matériel dans le canot.
- Portez votre gilet de sauvetage en tout temps (même en eaux peu profondes)

Les indispensables
- Une trousse de premiers soins complète (on fait l’inventaire avant de partir)
- Un outil à usages multiples (style couteau Swiss Army)
- De la corde
- Des sacs de plastique et poubelle
- Des attaches à sacs poubelle
- Une pagaie supplémentaire
- Quelques crochets
- Allumettes, briquets, allume-feu
- Une carte du parcours et une boussole
- de l’eau en bouteille, un désinfectant ou un filtre à eau

L’équipement
Veuillez prévoir l’équipement le plus léger possible surtout si vous avez beaucoup de portages à faire. Évitez d’apporter plus de vêtement que ce que vous avez besoin mais n’oubliez pas des vêtements chauds et un imperméable ainsi que votre crème solaire et un chapeau à bord large.
Bien sûr, ceci n’est qu’un survol des items que vous pourriez avoir besoin mais avec tout ça, vous êtes prêt à tenter une première expérience enivrante.

mardi 28 août 2007

Un repas bon à s'en lécher les doigts !

Voici une de mes succulentes recettes de couscous, idéale pour le canot-camping. Ce repas est très facile à préparer, léger à transporter et ne génère presque pas de déchet.

Portion pour 2 personnes
1/2 t. de couscous fins
1/4 t. de graines de tournesol
1/4 t. de pistaches
1/2 t. de canneberges séchées (ou raisins secs)
1 c. à table de base de bouillon de poulet en poudre
Échalotes séchées (au goût)
sel, poivre, cumin, coriandre (au goût)

Mélanger tous les ingrédients et conserver dans un sac de plastique à sandwich. Pour la préparation : Verser les ingrédients dans 1 tasse d'eau bouillante et attendre 5 minutes. Brasser et vous voici prêts à savourer ce délicieux repas !

samedi 11 août 2007

Les fantasmes gastronomiques

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il y a un phénomène que je vis en canot-camping, c’est ce que j’appelle, les fantasmes gastronomiques.

On a beau dire que le canot-camping est une activité vraiment tripante mais côté bouffe, même si je prépare moi-même mes repas à l’aide de mon déshydrateur, on est loin d’un bon steak sur le BBQ. Mes repas sont vraiment très bons mais quand même… Passer plus d’une semaine en pleine nature à manger des repas en sachets, il devient inévitable de rêver qu’on mange une succulente pointe de gâteau au fromage, une bonne fondue ou encore, de s’imaginer en train de souper dans un bon restaurant. Miam ! Miam !

Si vous êtes des épicuriens comme moi et que vous aimez la bonne chère, je suis certaine que vous serez d’accord avec mes propos. J’apprécie chaque instant que je passe dans la nature mais rien ne m’empêche d’avoir les idées ailleurs de temps en temps et d’imaginer quel sera mon festin à mon retour… et ce n’est pas le choix qui manque. Juste d’y penser, j’en ai l’eau à la bouche.

Bon appétit !

lundi 6 août 2007

Boire l'eau des lacs ?

Santé Canada affirme que l'eau en plein air au Canada est habituellement d'excellente qualité (hyperlien). Par contre, vous devez être prêt à la faire bouillir ou à la désinfecter avant de la consommer. Il peut être également une bonne idée de filtrer l'eau avant de la désinfecter et ainsi vous assurer une meilleure protection.


Il ne faut pas considérer les eaux de surface comme étant sans danger pour la consommation humaine, à moins quelles soient traitées. Même l'eau de source qui semble la plus pure peut être polluée et l'eau qui n'est pas traitée peut être contaminée par des bactéries, des virus et des protozoaires.

Il existe plusieurs façons de rendre l'eau des lacs propre à la consommation : l'ébullition (pendant au moins une minute), la désinfection à l'aide de composés de chlore ou d'iode ou encore l'utilisation d'un filtre.

S'il y a peu de portages dans votre circuit, vous pouvez également apporter des bouteilles d'eau de source. Le truc est d'aller porter du ravitaillement au milieu du trajet lorsqu'une route le permet. On peut ainsi aller cacher dans les bois, des bouteilles d'eau de source, de la nourriture ou des vêtements propres que l'on récupère plus tard. C'est d'autant plus pratique lorsqu'il y a des portages car ça nous évite de devoir transporter toutes ces choses depuis le début du trajet.

Personnellement, je trouve qu'un bon filtre ainsi qu'un composé de chlore font très bien l'affaire d'autant plus qu'on doit souvent faire bouillir l'eau pour préparer les repas. Ainsi on est beaucoup plus léger que si on transportait de l'eau en bouteille et on est assuré d'avoir une eau propre à la consommation.

dimanche 5 août 2007

L'indispensable sac de couchage

Se glisser dans un sac de couchage chaud et confortable est l'un des plaisirs de l'aventure en canot-camping. L’achat de votre sac de couchage doit donc se faire minutieusement et il y a plusieurs questions que vous devez vous poser avant de vous rendre au magasin.

Les principaux types de sacs de couchage sont 1) le sac de forme momie : Il est coupé pour se rapprocher le plus possible de la forme humaine et c’est le sac où il y a le moins de perte de chaleur car il y a peu d’espace inoccupé par le dormeur. Il est également reconnu pour sa légèreté. Ce sac est particulièrement utile lors des nuits très froides. Par contre, pour ceux qui voyagent en amoureux, se sac n’inspire pas au romantisme puisque vous ne pouvez pas les « zipper » ensemble; 2) le sac rectangulaire : Il est plus lourd que la momie, moins efficace en termes de rétention de la chaleur, mais il permet une plus grande liberté de mouvement lors du sommeil. Avec ce type de sac, vous pourrez dormir dans les bras de votre douce moitié si vous les « zipper » l’un par-dessus l’autre. Ample et peu dispendieux, il est surtout utile par températures chaudes ; 3) l’hybride : Sa forme est à mi-chemin entre la momie et le sac rectangulaire. C’est un compromis entre les deux catégories précédentes, alliant à la fois de bonnes qualités caloriques et plus d'espace de mouvement que la momie.

En ce qui a trait aux matériaux isolants, vous aurez le choix entre le duvet ou les matières synthétiques. Il est bon de savoir que le duvet est l'isolant le plus performant si on les compare poids pour poids. Par contre, sa sensibilité à l'humidité et sa difficulté d'entretien en fait un choix difficile. Il est surtout efficace pour les grands froids secs des régions nordiques ou de la haute montagne.

Sinon, je vous recommande les matières synthétiques puisqu’elles permettent d’obtenir des performances très respectables. Elles résiste naturellement à l’humidité et sont devenues les plus populaires auprès des adeptes de plein air. Ils peuvent être lavés à la machine à cycle délicat avec un savon doux et séchés à basse température.

Par contre, avant de faire votre achat, vous devriez effectuer les vérifications suivantes 1)vérifier le fonctionnement des fermetures éclairs; secouez le sac et observez si le matériel isolant s'est déplacé à la fin de l'opération; 2) une fois le sac étendu sur le sol, appuyez votre main sur un endroit précis et vérifiez le temps demandé pour que le sac reprenne sa forme et son épaisseur d’origine. Cela ne devrait pas prendre plus de quelques secondes.

Pour ce qui est des cotes de température, vous devez avoir en tête l’utilisation que vous prévoyez faire de votre sac de couchage et déterminer quelle catégorie choisir entre hiver, 3 saisons ou été. Prenez le temps de comparer les cotes de température de chacune des catégories car elles donnent une idée générale du rendement thermique et servent de point de comparaison. Si vous êtes frileux, optez pour un sac plus chaud. Par contre, si vous prévoyez aller en canot-camping seulement lors des chaleurs de l’été, il est inutile de vous procurer un sac pouvant supporter des froids de -40°C.

Dernier conseil, pour une journée de canotage à la météo un peu incertaine, n'oubliez jamais d'insérer vos sacs de couchage dans un sac de plastique (de type poubelle) et cela même à l'intérieur de votre sac à dos. Celui-ci ne tolérera probablement pas longtemps de fortes pluies. Difficile de dormir dans un sac de couchage humide...

J'espère que ces quelques conseils vous éclaireront. N’oubliez pas qu’un sac bien choisi peut procurer un sommeil réparateur, mais un sac mal adapté aux conditions climatiques peut occasionner beaucoup d'inconfort.

vendredi 3 août 2007

De la vraie bonne bouffe de camping !

Rien de mieux que les repas préparés à la maison ! N'est-ce pas ce que disaient nos mères ? C'est d'ailleurs ce que je crois.

En mai dernier je suis allé six jours en canot-camping à la Réserve Faunique La Vérendrye et j'ai mangé des plats entièrement cuisinés à la maison et c'était tout simplement exquis !

Il y a quelques mois je me suis acheté un déshydrateur et croyez-moi, ce fut l'achat le plus profitable que j'ai fais pour mes activités de plein air. Je me suis procuré le modèle FD-61 Snackmaster Encore de Nesco American Harvest et il est tout simplement parfait. J'ai pu déshydrater des bananes, des fraises, des prunes, des pommes, toutes sortes de melon et des ananas. Miam ! Quels délices ! Côté repas principaux, j'ai préparé des tacos, des fajitas, des pâtés chinois, des macaronis sauce à la viande et fromage ainsi que des beef jerky. La préparation des repas est très simple et coûte beaucoup moins cher que l'achat de sachet de nourriture lyophisée en vente dans les magasins de sport (environs 10$ par repas).

En préparant soi-même ses repas, on a la garantie de la qualité, de la fraîcheur et surtout... du goût. Je me suis déjà procuré un sachet de nourriture lyophisée poulet gumbo et celui-ci n'était tout simplement pas mangeable ! Il était beaucoup trop épicé, la fumée me sortait par les oreilles. Imaginez si vous deviez passer plusieurs jours avec des sachets qui ne sont pas à votre goût... Vous risquez de trouver que votre séjour manque de saveur.

Si vous faites souvent des activités à l'extérieur, je vous recommande de vous procurer ce type d'appareil, vous ne le regretterai pas !

La bâche, cette méconnue...

La bâche est une pièce de toile imperméabilisée ou plastifiée qui sert à protéger les objets des intempéries.

Pour ma part, j'en apporte toujours deux lors de mes expéditions de canot-camping. Celles-ci représentent peu de poids additionnel, elles ne prennent pas beaucoup d'espace, ne coûtent presque rien mais elles sont tellement pratiques ! Il est facile de les attacher, roulées, sur le devant d'un sac à dos lors des portages. On peut facilement les installer en attachant des cordes aux quatre extrémités de la bâche que l'on enroule chacune autour d'un arbre.

Chaque soir, beau temps, mauvais temps, j’en installe une au dessus de la tente. J'ai remarqué qu'il fait alors beaucoup moins froid la nuit puisqu'il y a moins d'humidité sur la tente étant donné que la rosée n'y tombe pas. D'autant plus que ce petit geste, qui ne prend que quelques minutes, peut éviter de se retrouver en plein déluge s'il a plu pendant la nuit. Un petit truc pour bien installer la bâche au dessus de la tente : ouvrir et installer celle-ci à plat sur la tente en s'assurant qu'elle recouvre bien toute la surface. Ensuite, tirer les cordes jusqu'à l'arbre qui a le meilleur emplacement et enroulez solidement les cordes autour du tronc puis faites un noeud. Il faut toujours l'installer avec une extrémité plus basse que les autres pour permettre à l'eau de couler, le plus loin possible de la tente. Vous pouvez même creuser un sillon dans le sol, à partir de l'endroit où l'eau coule, pour s'assurer qu'il n'y aura pas d'accumulation près de la tente.

L'autre bâche s'avère être très pratique lorsqu'il pleut ou que le soleil est trop intense; il est donc à mon avis, utile d'en avoir une deuxième. Non seulement la tente est protégée grâce à la première bâche mais la deuxième nous permet de nous installer à l’abri de la pluie ou du soleil et garder ainsi un certain confort. Surtout les journées de forte pluie qui nous empêchent de continuer notre trajet. On peut même l'utiliser pour envelopper notre équipement dans le canot ou lorsqu'un orage arrive subitement ou encore l'installer sur le sol en dessous de la tente si celui-ci a reçu beaucoup d'eau.

À mon avis, il est inutile de s'en passer, elles sont très pratiques et vous permettrons de passer un séjour beaucoup plus agréable.

Faut-il aimer la misère ?

Parmi les gens qui font du canot-camping, qui sont ceux qui n'ont jamais entendu la phrase : "il faut aimer la misère pour faire du camping" ? Moi en tout cas, s'il y a une phrase que je ne suis plus capable d'entendre c'est bien celle-là !

Voici en premier lieu la définition du mot misère : État d'extrême pauvreté, de faiblesse, d'impuissance; manque grave de quelque chose. Événement douloureux, qui suscite la pitié. Ce qui rend la vie douloureuse, incommode, pénible, etc.

Dans mon cas, j'ai tout ce qu'il me faut comme équipement pour obtenir tout le confort dont j'ai besoin pour être heureuse. Je ne manque d'absolument rien. La bouffe est délicieuse, les paysages sont époustouflants, l'air est pur, j'ai la chance de voir plein d'animaux sauvages, de prendre une multitude de belles photos...

Je m’endors chaque soir avec le sublime chant des huards et des grenouilles. Je parcours de grands lacs remplis de magnifiques petites îles ainsi que de petits ruisseaux sinueux très charmants. Ça sent bon et frais, bref, c'est la belle vie. Vous voyez bien sur la photo ci-dessus que je ne semble pas vivre un "événement douloureux" mais plutôt un sentiment de fierté et d'accomplissement. Voilà au moins une chose mise au clair... Ceux qui disent c'est la "misère" ne savent absolument pas de quoi ils parlent, voilà tout !

Ce sport représente plutôt la liberté, l'aventure, les émotions fortes, le retour à la source, le calme, la sérénité et j'en passe. À condition bien sûr, d'accepter de sortir de ses pantoufles et de mettre le nez dehors ! Une fois le pas franchi, on se rend vite compte que ce n'est pas douloureux ni pénible mais plutôt une enivrante activité de plein air qui gagne à se faire connaître. D'ailleurs il semblerait que le canot soit le sport estival connaissant la plus rapide montée en terme de popularité au Québec.
S’initier au canot-camping, c’est décider de prendre contact avec la nature sur des bases les plus simples possibles, tout en s’accordant le maximum de confort.Vous voyez bien que c'est moi qui a raison !

Mon initiation au canot-camping

Je suis une passionnée de canot-camping et des activités de plein air en général. Être en pleine nature m'apporte une sérénité que je ne retrouve nulle part ailleurs et je saisis chaque occasion qui se présente. Heureusement, mon conjoint Eric est également un amoureux de la nature; c'est d'ailleurs lui qui m'a initié aux joies du canot-camping. Merci Eric ! Il a su transformer la petite fille urbaine que j'étais en véritable femme des bois.

Il faut dire que ma première expérience fut assez éprouvante. C'était il y a 6 ans. Nous sommes allés camper une nuit sur un cap de roche situé au Lac du Cordon dans le Centre touristique et éducatif des Laurentides (CTEL) à St-Faustin-Lac-Carré. Nous étions en retard et le soleil était déjà couché lorsque nous sommes arrivés, j'ai donc fait mon premier portage, en plein bois, avec seulement une petite lampe de poche pour m'éclairer, tout en transportant le canot et l'équipement. Il faisait quand même assez noir et je ne me sentais pas brave pour deux sous, j'en avais les jambes qui tremblaient. Quelle émotion ! Moi qui, habituellement, a peur de descendre dans mon propre sous-sol ! Bon, j'exagère peut-être un peu mais disons que ce fut toute une expérience.

Mais le portage n'était rien comparé à canoter à la brunante. Heureusement, c'était le calme plat sur le lac, on pouvait aisément entendre les mouches voler. Avec l'expérience que j'ai maintenant, je vous dirai que le trajet qu'on a eu à faire était vraiment très, très court, mais cette nuit-là, il m'a semblé durer une éternité. Fiou ! Tout c'est bien passé, il a fait très beau et la nuit était agréable. Naturellement, cette belle expérience m'a donné le goût de faire un "vrai" canot-camping...

Donc, l'été suivant nous sommes allés à la Réserve Faunique du Saint-Maurice faire le circuit des lacs Soucis et Tousignant. Nous avons eu droit à huit journées chaudes et ensoleillées, sur des sites enchanteurs et quelques plages magnifiques. On ne pouvait rien demander de mieux côté météo, à part peut-être quelques petits nuages de temps en temps... On avait très peu de canot à faire (44 km au total et 1 km de portage) alors nous avons vraiment pu prendre le temps de relaxer et de se détendre. Au bout du trajet il y a la Chute du Vent qui, semble-t-il, compte parmi les attraits du parcours. Petit fait cocasse : nous n'avons jamais pu aller voir cette fameuse chute justement parce qu'il y avait beaucoup trop de vent sur le lac ! Effectivement, dès que nous nous sommes retrouvé dans un couloir plus étroit pour se rendre jusqu'à la chute, le vent soufflait très fort, face à nous et rendait notre avancée très difficile. Il y avait beaucoup de vagues et honnêtement, j'ai eu peur de continuer alors nous sommes revenus sur nos pas.

Pour terminer, je me souviendrai toute ma vie de notre dernière nuit dans la réserve faunique. C'était la mi-août, le ciel était exempt de nuages. On a pu observes les Perséides à travers de ravissantes aurores boréales ! Je n'ai pas compté le nombre d'étoiles que j'ai vu filer dans le ciel cette nuit-là mais je crois bien n'en n'avoir jamais autant vu de toute ma vie. C'était impressionnant comme il est difficile d'imaginer. La planète Mars perçait le ciel de façon éblouissante et plus tard dans la nuit, la lune pleine et blanche est venue faire son apparition, à travers un rideau de brume. C'est de loin l'une des plus belles nuits que j'ai vécu en canot-camping et je crois bien qu'à ce moment là, j'ai vraiment eu la piqûre et depuis ce temps je ne peux plus m'en passer... Repenser à ce moment me fait encore vivre de belles émotions.